Utilisation du graphisme
Cet article fait partie d’une série sur les techniques pour dessiner et peindre des modèles vivants. Il porte sur la direction du trait — ce que l’on appelle ici le graphisme.
Qu’appelle-t-on le graphisme ?
C’est un mot que nous employons couramment dans différents domaines. En informatique on parle de graphiste, du graphisme d’un site ou d’un jeu. Et en dessin, que recouvre cette notion ?
Le graphisme, on pourrait dire que c’est la part relative à la ligne, au trait. La ligne peut être horizontale, verticale, oblique, serrée, ondulante. La direction des traits contribue à l’expression.
Un graphisme marqué se voit souvent dans des techniques sèches : stylo, plume ou bambou. Mais rien n’interdit de faire du graphisme en peinture, à coup de petites touches nerveuses. Comme toujours, il n’y a pas de règle qu’on ne puisse transgresser.
Comparer deux directions de trait
Comparons les deux dessins ci-dessous. Celui de gauche est réalisé entièrement avec un graphisme vertical. Celui de droite est fait avec des lignes qui suivent les contours des volumes. Même rapidement dessinés, on sent que celui de droite est plus expressif.
Ces dessins ont été réalisés sous Painter rapidement, à partir du même contour. En règle générale, il faut caresser le modèle avec l’outil : un geste qui épouse les formes que l’on dessine. Cliquez sur chaque vignette pour agrandir.
Envelopper la forme
D’une façon générale, si l’on veut réaliser un dessin réaliste, la direction du trait devra envelopper la forme, suivre les contours du volume que l’on dessine. Sauf exception, les artistes adoptent une direction de trait logique selon la forme et la texture : lignes horizontales pour la mer, verticales pour des herbes. De même, lorsque l’on dessine une chevelure, sans dessiner chaque cheveu, on aura intérêt à suivre les mèches.
On voit ci-contre l’influence de la direction du trait dans notre perception. On peut aussi superposer des directions différentes pour faire un treillage.
L’oblique
Souvent, la direction des traits est oblique. Cela correspond à deux réalités :
- La « paresse » : le trait oblique n’étant ni vertical ni horizontal, il passe bien et évite de se poser davantage de problèmes.
- La physiologie, qui rend la réalisation d’un oblique plus aisée.
Mélange du graphisme et des masses
Lorsque l’on dessine avec un graphisme marqué, on peut traiter certaines zones par masse afin de créer des contrastes non pas de valeur ni de couleur, mais de facture. Par exemple, un environnement estompé ou délavé mettra en valeur un modèle dessiné avec un graphisme marqué.