Superpositions et rehauts
La force de la gouache, c’est de pouvoir éclaircir après coup. Un rehaut blanc sur un fond sombre, un vêtement clair devant un mur foncé : on construit souvent du général vers le détail, et du moyen vers les extrêmes. La touche posée s'éclaircit souvent au séchage, il faut donc ne pas être timide sur la couleur.
Attendre le sec
Une couche encore fraîche se mélange à la suivante et peut donner une sensation de salit. Le papier doit être mat au toucher. En hiver ou par gros lavis, comptez plusieurs minutes. Un sèche-cheveux tiède, à distance, accélère sans brûler le pigment.
Superposer
La seconde couche doit être assez opaque pour cacher, assez fluide pour ne pas faire de « croûte ». Si le fond remonte (un rouge qui teinte votre gris), votre mélange n’est pas assez chargé en pigment, ou vous frottez trop. Posez, ne scrutez pas.
Il faut savoir que le pinceau utilisé pour la seconde couche doit être bien propre. Rincer le pinceau à l'eau avant de poser la seconde couche est une bonne pratique.
Les bords nets s’obtiennent avec un pinceau biseauté, couleur un peu plus épaisse, papier bien sec. Les bords fondus se font dans le frais, comme au dégradé.
Les rehauts
Le blanc pur tout seul est souvent dur. Coupez-le d’un rien de la teinte locale (un blanc-ocre sur une peau, un blanc-bleu sur un ciel). Les derniers points de lumière (éclat dans l’œil, filet sur un métal) peuvent rester plus francs.
On peut aussi « réserver » comme à l’aquarelle, mais ce n’est plus une obligation : c’est là que la gouache libère le dessinateur habitué au fusain ou au crayon.