Reprendre une toile ratée
Quand peut-on considérer qu’une toile est si ratée qu’elle mérite d’être repeinte ? Le repentir, ici généralisé à toute la toile, ne doit pas entraîner une mauvaise qualité de l’œuvre réalisée ensuite.
Introduction
Raté ou pas ?
La notion de ratage est problématique. Ne risque-t-on pas de faire une croûte sur une toile finalement pas si mauvaise ? Mais parfois, on désire retravailler sur une toile, car on estime qu’il n’y a plus qu’une chose à faire : effacer et recommencer. Il ne faut pas que l’ancienne peinture transparaisse. Et puis il faut aussi que la nouvelle couche picturale tienne bien et soit durable.
La pratique
Peinture fraîche
Si la peinture est fraîche, le plus simple et efficace est de bien la gratter au couteau, d’essuyer le restant au chiffon avant de repeindre.
Peinture sèche
Sur peinture sèche, on dépoussiérera, on poncera rapidement afin que la nouvelle couche accroche. Puis on passe deux couches de peinture blanche. On attend que ça sèche à fond avant de repeindre — un peu comme on fait pour un plafond. Attention : ne jamais passer d’acrylique sur une toile peinte à l’huile, même pour gagner du temps. De même la couche de gesso est à proscrire. Dans moins d’un an l’acrylique sera entièrement craquelée.
Vernis à retoucher
Le vernis à retoucher est intéressant pour reprendre des zones localisées sur une peinture à l’huile. Son intérêt est de permettre une meilleure accroche de la nouvelle couche de peinture, et de limiter les risques d’embu. Néanmoins, le vernis n’empêche pas les sous-couches de transparaitre dans le temps.