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Tendre ses châssis soi-même

Monter soi-même ses toiles permet d’obtenir une tension à son goût, pour près de 30 % moins cher qu’une toile prête à peindre.

Pince à tendre et marteau
Pince à tendre et marteau.

Le matériel

Le châssis

Le châssis est le cadre en bois qui supporte la toile. Celle-ci est clouée tout autour de lui. Le châssis ne doit pas comporter de défauts visibles : pas de nœuds, pas de voile. À partir des formats moyens, le châssis est souvent renforcé par un montant transversal. Le châssis peut être simple ou à clés. La clé est un coin qui s’insère dans l’angle du châssis afin de maintenir une tension constante et de renforcer le coin. En plus, en frappant sur la clé on peut, après avoir tendu la toile, améliorer sa tension. On réservera les châssis à clés, plus coûteux, aux grands formats.

La toile

La toile se vend en rouleaux. Il existe de nombreuses qualités : plus le châssis à tendre est grand, plus la toile doit être forte. On pourra utiliser une toile déjà encollée, ou une toile brute. Néanmoins, si on veut encoller la toile, il vaut mieux le faire avant de la tendre.

Les semences

Les semences, ou clous de tapissier, retiennent la toile dans le châssis. Une seule taille suffit. C’est la tête plate qui évite les déchirures. Vendus au kilo, leur achat est onéreux, mais un sac de 5 kilos permet de tendre des toiles pendant des années. Les semences sont inoxydables. Certains emploient des agrafes, mais le résultat est vraiment moins bon qu’avec des semences. On peut retirer une semence mal posée avec un tournevis.

Pince à tendre ?

La pince à tendre, si elle n’est pas indispensable, facilite le travail. Elle permet d’avoir plus de force, et souvent épargne les doigts. Attention cependant à ne pas déchirer la toile en l’employant. Plus on veut faire de grandes surfaces, plus la mâchoire de la pince doit être large.

La pratique

Découper la toile

On découpe la toile aux dimensions du châssis, en conservant une marge égale au moins à la largeur du montant du châssis. La toile se découpe aux ciseaux. On essaiera de limiter les chutes. Le plus facile est de dérouler la toile par terre, de poser les châssis sur la toile jusqu’à la formation d’un puzzle parfait. C’est souvent plus facile, quand on tend des formats divers, d’éviter d’avoir des chutes.

Montage

La toile doit être posée du côté biseauté du châssis. Elle doit être placée droit fil, c’est-à-dire que la trame de la toile doit être alignée avec le châssis. Attention à bien placer la face encollée (celle où l’on va peindre) vers l’extérieur.

Ordre de placement des semences
Ordre de placement des semences.

On place alors une première pointe au milieu d’un petit côté. On retourne l’ensemble, et on tire sur la toile de manière à former une ligne tendue jusqu’à la pointe. Il ne faut pas chercher à obtenir la tension définitive au départ. Ce n’est qu’à la dernière pointe posée que la toile résonne comme un tambour. Si vous cherchez à trop tirer au départ, la toile se déchirera, d’autant qu’elle n’est tenue que par une semence.

Changer de côté à chaque semence, en essayant de tirer la toile de façon homogène. La toile ne doit faire aucun pli par rapport aux semences déjà posées. On place une pointe tous les 5 centimètres pour une toile de dimension raisonnable.

Finition

Les coins seront repliés en dedans et fixés par une pointe. On peut aussi agrafer le surplus de toile au dos du châssis. La toile doit résonner comme un tambour. Après quelques essais, vous réussirez sans problème à monter vos toiles.

En savoir plus

Suite : les formats standards